Appels malveillants chez les pompiers et policiers ….

Appeler les secours en inventant des incidents ou des faits graves, peut coûter cher.

Un adolescent en a fait la douloureuse expérience en multipliant, avec des copains, des appels dits «malveillants» à destination de la police nationale et des pompiers, dans la nuit de mercredi à jeudi.

Certains de ces appels, localisés depuis une cabine téléphonique, a priori du côté de Lardenne, à Toulouse, étaient même injurieux.

Quatre individus repérés…

Les plaisantins s’amusaient à composer les numéros d’urgence pour diriger les secours et les forces de l’ordre sur des incidents imaginaires. Ce qui a généré des déplacements d’effectifs et de matériel. «Ce genre de plaisanterie peut avoir de graves conséquences car les forces engagées sur ces événements inventés peuvent faire défaut à une victime, qui, elle, nécessite une vraie prise en charge», insiste un policier.

Localisées par les fonctionnaires, quatre personnes ont été repérées par les forces de l’ordre qui ne badinent pas avec ces mauvaises blagues et la sécurité des personnes. Lors des recherches, un garçon de 16 ans a été arrêté et conduit au commissariat central.

Ses autres comparses auraient réussi à prendre la fuite. Le jeune suspect aurait reconnu avoir passé un seul appel, minimisant ainsi son rôle. Les investigations se sont poursuivies hier.

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Dans les coulisses de police secours…

Le centre d’information et de commandement (CIC) de la police de Toulouse gère toutes les interventions sur le terrain 24 heures sur 24. Au cœur des vibrations de la ville.

C’est le centre névralgique de la police toulousaine. Derrière des batteries d’écrans d’ordinateurs et de télévisions, les huit policiers de la salle d’information et de commandement du commissariat de l’Embouchure sont en permanence sur le qui-vive. C’est ici que convergent, 24 heures sur 24, toutes les turpitudes urbaines et que s’organisent les interventions des patrouilles sur le terrain. Un appel au 17 et la machine s’enclenche. Il faut aller vite et être précis. Apprécier la gravité de la situation et envoyer les forces nécessaires sur le lieu de l’intervention. Un œil sur le nombre de véhicules engagés sur le terrain et les équipages disponibles, l’opérateur est d’abord un guide. Sur la fréquence radio, désormais cryptée par le système Acropole et indéchiffrable, l’échange est continu entre le central et la patrouille localisée par GPS.  

 Douze écrans relaient les images du PC de la police municipale dont les 24 objectifs scrutent les rues du centre ville. Avec une précision étonnante. D’un simple zoom la caméra qui surveille le square Wilson peut traverser en un éclair l’arche de la Médiathèque Marengo et suivre une voiture tout en haut de la cote de Jolimont. Une technologie précieuse pour identifier les protagonistes de petits trafics ou de bagarres. Mais discutée. Dans la salle de commandement, trois équipes se succèdent jour et nuit.

Plus de 600 appels par jour

Vous avez demandé la police ? Ne quittez pas ! Chaque jour, ce sont au moins 600 appels qui arrivent au 17, le standard de la salle de commandement du commissariat de l’Embouchure. Malgré la mise en place d’une bande filtre pour décourager les mauvais plaisants, les policiers entendent de tout au téléphone. Y compris des correspondants qui veulent s’enquérir de la météo. Mais ce n’est pas le central qui fait la pluie ni le beau temps…